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♣ On imprime · jeu de couple

Le jeu de l’oie du couple, à imprimer.

Un vrai plateau en spirale, soixante-trois cases, cinquante gages mélangés à chaque impression et vos deux prénoms en titre. Choisissez la version Doux ou Complice, imprimez en A4, sortez un dé.

La règle, en trois lignes

  1. Imprimez le plateau. Il vous faut un dé et deux pions : deux pièces, deux bouchons, deux bonbons.
  2. Chacun lance le dé à son tour et avance. Sur une case à gage, on s’exécute avant de passer le dé.
  3. Il faut tomber pile sur la case 63. Le vainqueur choisit la fin de la soirée.

Un jeu vieux de plus de quatre siècles, remis à deux

Le jeu de l’oie n’a besoin ni de stratégie, ni de mémoire, ni même de concentration : on lance un dé, on avance, et le plateau décide du reste. C’est ce qui en fait un si bon jeu de couple. Personne n’y est meilleur que l’autre, personne ne peut bouder d’avoir mal joué, et toute l’attention reste disponible pour ce qui compte ici — ce qu’il y a d’écrit dans la case où l’on vient de tomber.

Notre plateau garde tout ce qui fait le charme de l’original : la spirale de soixante-trois cases qui s’enroule jusqu’au centre, les oies qui font rejouer, le pont, le puits, la prison. Entre ces cases de tradition, nous avons glissé cinquante gages pour deux. Et comme ils sont mélangés à chaque impression, le plateau que vous imprimerez ce soir n’existe nulle part ailleurs.

Comment se déroule une partie

Posez les deux pions devant la case 1. Le plus jeune commence, ou celui qui a perdu la dernière fois, ou celui qui a fait la vaisselle : l’important est d’avoir une raison. Chacun lance le dé à son tour et avance d’autant de cases.

Une case à gage ? On s’exécute tout de suite, avant de passer le dé. Une question ? On y répond vraiment. Refuser un gage coûte trois cases en arrière — ce qui, sur ce plateau, fait généralement tomber sur un autre gage.

Pour gagner, il faut arriver pile sur la 63. Si le dé donne trop de points, on recule du surplus : avec un 5 depuis la case 61, on touche la 63 et l’on repart en arrière jusqu’à la 60. Les fins de partie peuvent durer, et c’est souvent là que tombent les meilleurs gages. Le vainqueur choisit la fin de la soirée : c’est écrit dans la case d’arrivée, et c’est sans appel.

Deux plateaux : Doux ou Complice

Le plateau Doux

Celui qui peut rester sur la porte du frigo. Des bisous sur le bout du nez, des imitations, des questions légères — « quel plat l’autre réussit-il le mieux ? » —, un pierre-feuille-ciseaux qui fait avancer de deux cases. On rit beaucoup, on se taquine un peu, et l’on peut y jouer un dimanche après-midi comme un soir de semaine.

Le plateau Complice

Même spirale, autre température. Les bisous deviennent des baisers — dans le cou, au coin des lèvres, à l’intérieur du poignet —, les questions se font plus personnelles, et certains gages durent « jusqu’à ton prochain tour ». Rien d’explicite : le plateau reste dans le registre du sous-entendu. Mais il se joue mieux à la lumière basse qu’au petit-déjeuner.

Les cases de la tradition, et ce que nous en avons fait

Nous avons gardé les numéros du jeu classique, parce qu’un jeu de l’oie sans son puits à la case 31 ne serait pas tout à fait un jeu de l’oie.

Les oies reviennent toutes les neuf cases, de la 9 à la 54 : qui s’y pose rejoue aussitôt. Le pont, case 6, envoie directement à la 12. L’hôtel, case 19, fait passer un tour — à deux, il passe vite. Le puits, case 31, se quitte contre un baiser ; les fiers y restent deux tours. Le labyrinthe, case 42, renvoie à la 30. La prison, case 52, libère contre un compliment sincère. Quant à la tête de mort de la case 58, qui renvoyait au départ, nous l’avons remplacée par un râteau : le résultat est le même, mais on en rit plus volontiers.

Ce qu’il vous faut

Une feuille A4, un dé, deux pions. Pour les pions, tout convient : deux pièces de monnaie différentes, deux bouchons, deux bonbons — que le vainqueur mange, ce qui règle la question du rangement. Pas de dé dans la maison ? Le bouton « Pas de dé ? » de l’atelier en lance un sur votre téléphone.

Un papier un peu épais supporte mieux les parties à répétition. Et si le plateau vous plaît, imprimez les deux versions : le Doux pour l’apéritif, le Complice pour la suite.

Trois variantes, quand vous connaîtrez le plateau par cœur

La partie courte

Lancez deux dés au lieu d’un. La partie dure deux fois moins longtemps, et l’on saute davantage de cases : à réserver aux soirs où l’on a autre chose de prévu.

Le gage partagé

Quand un pion rejoint la case où se trouve déjà l’autre, le gage de la case s’exécute à deux. Sur certaines cases, cela ne change rien. Sur d’autres, beaucoup.

La revanche inversée

Le perdant de la première manche rejoue sur l’autre plateau — et c’est lui qui choisit lequel.

Vos questions

Combien de temps dure une partie ?

Cela dépend surtout du temps que vous accordez aux gages. Avec un dé, comptez une bonne demi-heure ; avec deux dés, nettement moins.

Peut-on jouer à plus de deux ?

Le plateau est écrit pour un couple : tous les gages s’adressent à « l’autre ». À quatre, il faudrait beaucoup d’imagination, ou des amis très proches.

Les gages changent-ils vraiment à chaque impression ?

Leur place, oui : les cinquante gages d’une version sont redistribués sur le plateau à chaque visite, et le bouton « Mélanger les gages » les rebat autant de fois que vous voulez. Les cases spéciales, elles, ne bougent pas.

Pourquoi n’y a-t-il pas de plateau Piquant ?

Parce qu’un plateau imprimé finit toujours par traîner quelque part. Pour monter d’un cran, les jeux à l’écran ont leur niveau Piquant, qui disparaît quand on ferme l’onglet.

Ce que le plateau vous réserve

Les treize cases spéciales

  • Le pont. File jusqu’à la case 12.
  • L’oie. Rejoue.
  • L’oie. Rejoue.
  • L’hôtel. Passe un tour. À deux, il passe vite.
  • L’oie. Rejoue.
  • Le puits. Un baiser pour en sortir, ou passe deux tours.
  • L’oie. Rejoue.
  • Le labyrinthe. Retourne à la case 30.
  • L’oie. Rejoue.
  • La prison. Un compliment te libère. Sinon, passe un tour.
  • L’oie. Rejoue.
  • Le râteau. Retour à la case 1. Sans rancune.
  • Arrivée. Tu choisis la fin de la soirée.

Quelques gages du plateau Doux

  • Un compliment sincère pour l’autre.
  • Raconte votre rencontre en vingt secondes.
  • Fais rire l’autre en moins de trente secondes.
  • Un bisou sur le bout du nez.
  • Imite l’autre au réveil.
  • Fredonne un air : à l’autre de le reconnaître.
  • Pierre-feuille-ciseaux : qui gagne avance de 2.
  • Bras dessus, bras dessous jusqu’à ton prochain tour.

Quelques gages du plateau Complice

  • Un long baiser : comptez jusqu’à dix.
  • Murmure un secret à l’oreille de l’autre.
  • Ce que tu trouves le plus séduisant chez l’autre ?
  • Valsez autour de la table : un tour complet.
  • Raconte votre premier baiser, en détail.
  • Un baiser dans le cou.
  • Front contre front, dix secondes, sans parler.
  • Donne rendez-vous à l’autre : jour, heure, lieu.

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